>> L’assainissement, comment ça marche ?
• Petit parcours de l’eau usée

Après leur utilisation, les eaux dites usées ont un long chemin à parcourir avant de retrouver leur pureté originelle.
Première étape : elles aboutissent directement dans les égouts. Il faut savoir que le réseau d’assainissement de la CCO fait environ 300 km soit la distance séparant Les Sables d’Olonne de Saint-Malo. Et lorsque l’on sait que chaque habitant de la Communauté de Communes des Olonnes rejette, chaque jour, en moyenne, 200 litres d’eau usée, on imagine mieux le trafic invisible qui court sous nos pieds !
Deuxième étape : les eaux usées arrivent à la Station d’épuration du Petit Plessis. Le circuit qui les attend est long et complexe. Pour dépolluer ces eaux gorgées de matières organiques (environ 60 gr de matières organiques pour 200 l d’eau) on recourt à toute une série de traitements sophistiqués (dégrillage, dessablage…).On peut parler de véritable parcours du combattant de la propreté !
Troisième et dernière étape : enfin dépolluée, l’eau est rejetée au large de l’anse du Vieux Moulin. Direction la mer. Le cycle de l’eau, inchangé depuis des millions d’années, recommence : évaporation, précipitations, ruissellement, infiltration, retour dans nos canalisations… Mais, c’est là une autre histoire, un autre voyage.
• La métrologie ou un réseau sous haute surveillance

Mais que peut-il bien se passer dans le secret de nos canalisations ? Jusqu’à présent, il n’était pas toujours évident de répondre à cette question. Heureusement la métrologie (ou science des mesures) est passée par là et a tout arrangé. Au cours de l’année 2000-2001, des débitmètres (appareils de mesure) ont été installés sur le territoire de la CCO. Leur mission : surveiller jours et nuits nos canalisations.
Etat des réseaux, analyse des débits, quantité des fluents : tout est maintenant mesurable, analysable, quantifiable. Il faut dire que le système est performant. Une fois collectées par les débitmètres, toutes les données vont à la station d’épuration de la Sablière qui les transmet ensuite à la CCO. Reste à analyser les résultats obtenus pour déterminer le bon fonctionnement de notre réseau. Un jeu d’enfant ! Désormais nos canalisations n’ont plus de secrets pour nous : merci la métrologie !